ANDERNOS

ANDERNOS

 

Landes, air, eau, à ceci près on aurait pu t’appeler,

Mais aujourd’hui, les landes ne sont plus et le ciment occulte l’humus qui montait de la terre.

Nous ne sentons plus la trilogie magique des ces trois éléments.

Je ne retrouve plus cet élan convivial qui nous faisait aimer aborder son prochain, pour deviser avec lui des charmes du Bassin.

Chacun arpente désormais les grandes rues piétonnes en lorgnant les magasins dont la durée de vie est de courte saison.

Mais la raison de l’homme est de modifier par décret ce que la nature a façonné en des éons de temps.

Le promeneur moderne et l’enfant de demain sauront-ils que ce site charmait autrefois non pas par la densité des immeubles, mais par le cachet discret des villas de caractères que l’on découvrait au détour des chemins .

 

Il me souvient de la brise chargée des odeurs de la sylve, combinée à celle de la mer et cet air me nourrissait rien qu’en le respirant.

Nature ! Nature ! Ne te fâche pas trop vite de voir ton sol que le soleil ne chauffera plus jamais… Epargne-nous encore un peu les convulsions de ta colère qui nous feront disparaître un jour, laisse-nous apprécier les rares trésors de ta côte que l’homme demain aura fait fructifier


François Veillon

 

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