LE JEU DE L'OIE

 LE JEU DE L’OIE

Il convient de surveiller nos amies les bernaches,
Qui dévorent nos algues, un sujet qui nous fâche,
Mais il ne faut pas s’étonner, car c’est le jeu de l’oie
Et pourquoi leur en vouloir, elles sont dignes de foie

Mais nos amis chasseurs en régulent le nombre,
Sauvant ainsi des espèces vouées à disparaître
Car tous ces volatiles ne feront plus de l’ombre
Aux herbiers fragiles qu’ils picoraient en traître.

Il y aura certes plus d’envol avec l’aéroport
Et des coques à foison, avec le nouveau port.
Sacrifiés les grands arbres et les chênes tauzins
De même les espaces de la forêt du Coulin

Je ne vais plus ramasser tous ces beaux coquillages
Crabes, bigorneaux, clovis et bien d’autres crustacés,
Car les récolter aujourd’hui ne serait pas très sage,
Dans cette vase fluide où meurent les herbacées.

Il est urgent d’agir, mais sans trop entreprendre,
Surtout sur le Bassin où il faut bien le comprendre
Combien les intérêts de la densité urbaine,
Sont pour les communes une sacrée bonne aubaine.

Mais les mots du poète ont-ils une incidence
Sur ce qui déjà est arrêté, signé, entériné ?
Mes vers sont la plume légère de mes confidences
Et mes espoirs en ce monde vont-ils êtres ruinés ?

François Veillon

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