Sauvetage du Bassin

 

                                                                        Sauvetage du Bassin d’Arcachon

Par François Veillon

Poète de ce lieu en perdition

 

Beaucoup d’hommes et de femmes, en charge de mandats politiques, mais aussi de nombreuses associations, organisations, amicales etc., se penchent sur l’état de santé du bassin, car il est assez souffrant. Il est même question de créer un parc marin pour sauvegarder ce biotope par le biais de laboratoires et autres, afin d’analyser et de protéger les espèces endémiques en voie… de transformation.

Bien sûr d’autres paramètres seront pris en compte, comme en mer d’Iroise.

 

Je songe à plusieurs solutions pour redonner à ce lieu qui fut paradisiaque un semblant de salubrité.

N’oublions pas qu’un exode massif des populations est envisageable dans les années à venir, entraînant un énorme surcroît de pollution.

J’ai soixante deux ans et je viens sur le bassin depuis l’âge de deux ans. J’ai donc vu le rivage se transformer, surtout depuis ces dix dernières années.

Voici quelques solutions qui pourraient assainir notre petite mer de Buch. De nombreuses créations d’emploi  pourraient découler de ces propositions, mais ce sont celles d’un poète qui s’accroche un peu à un paradis perdu.

 

Au niveau de la ville d’Arcachon et du Cap ferret, installer de puissants appareils à ultrasons afin de purifier le flux entrant et sortant. Ce principe est efficace dans les piscines, les étangs, les grands aquariums et ne nuit pas aux poissons. Il permet de réguler le Ph, la salinité et détruit les algues générées par les excès de nitrates.

Des appareils plus petits seront installés sur tous les ruisseaux et rivières se jetant sur le bassin.

A l’intérieur des terres à environ trois à cinq kilomètres des côtes, et en suivant scrupuleusement le cheminement de l’hydrologie du sous-sol,  (C’est une idée de mon ami Isidore Plantey ), des forages seront effectués. Trois profondeurs seront couplées, 7 mètres 10 mètres et 20 mètres( à proximité des vielles décharges publiques à ciel ouvert). Cette trilogie sera un indicateur sur tout le pourtour du bassin de l’état de santé des eaux qui se déversent dans ce grand réservoir naturel.

L’avantage au niveau du nombre de ces sondages permettra d’analyser l’état de l’eau à des profondeurs différentes.  Ainsi, possibilité d’intervenir en apportant dans ces nappes des éléments neutralisant les effets toxiques véhiculés naturellement par l’élément liquide ; pluie où nappes rapides et lentes.

D’autres indicateurs pourront être aussi forés plus près des côtes avec les mêmes interventions au niveau des laboratoires spécialisés.

Il serait intéressant de répandre grâce à ces forages (toujours couverts et plombés) les mêmes liquides colorés utilisés par les spéléologues, de manière à observer où sortent les résurgences qui sourdent sur les plages et donc l’aspect couleur rouille, n’est pas forcément ferrugineux.

Interdire ensuite, tout déversement des eaux pluviales, car elles transportent plus d’éléments que de la simple eau de pluie. A contrario, pour la récupérer, créer de très grands bassins de décantation pour l’assainir et l’utiliser de diverses manières ; consommation, arrosage et sinon pourquoi ne pas l’utiliser pour les chasses d’eau.

Réensemencer le bassin des zostères en voie de disparition dans de vastes espaces grillagés de manière à les fixer au sol et  les protéger ainsi des prédateurs. Actuellement, la vase est devenue trop fluide pour le faire directement. La turbidité de l’eau en est actuellement un exemple frappant.

Organiser un vaste arrachage des spartines et autres laitues de mer envahissantes.

Je vais sans doute faire sourire… Repeindre toutes les coques des bateaux jusqu’à la ligne de flottaison à l’aide de goudron à base de résine de pin. Ce n’est pas cette composition qui a pollué le bassin du temps de nos parents et grands-parents.

A terme, relance d’une petite production de gemmage pour assurer la demande des plaisanciers et des professionnels de la mer.

L’idéal serait de revenir à la voile et à la rame au niveau des estivants, ce qui permettrait au milieu marin de se reposer pendant les mois d’été… Quant aux moteurs, pourquoi ne pas en imaginer à propulsion non polluante… Mais là, C’est le poète qui rêve…

 

François Veillon

 

 

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