Pêle-Mêle de Francois

#Scènes de la #vie courante...

Le ciel ce soir est un pastel, tout en douceur. Il se reflète sur le bassin qui le copie aussitôt mais ce dernier rajoute quelques vagues pour se donner du relief.
Nos yeux ravis observent longuement cette vision de paix et de sérénité.
-Il faut rentrer maintenant !

Devant moi, un petit chien blanc cours sur trois pattes, il n'a pas l'air d'en souffrir...
Son maître marche derrière lui et je vois brusquement sa tête s'entourer d'un panache de fumée comme l'aura visible d'un saint de paradis. Surprenante vision, quand on sait qu'autrefois Andernos était renommé pour la pureté de son air.

Penchés depuis le pont et regardant couler ce bon vieux Bétey, nous voyons une fois de plus, des livres dont les pages se tournent au gré du courant. Sans doute un philosophe voulant tester la mémoire de l'eau...
Cachés derrière une boîte aux lettre oubliée, une théorie d'escargots fait la sieste, à l'abri de la voracité des grives de
passage.

Un couple de vieux jardiniers se penche sur les bords du ruisseau pour couper les orties qui engraisseront les pieds de tomates.
Parmi les herbes folles du printemps quelques trèfles roses poussent dans d'improbables endroits. Je me souviens qu'enfant je suçotais les tiges légèrement acidulées.

Sur le parking de la place Camille Goubet de nombreuses personnes seules dans les voitures attendent... On peut se perdre en conjectures. Mais la conjoncture est particulière en ce moment.
Et comme je l'écrit souvent ;
-Il est temps de rentrer ! 

Betey pour e monsite

#ANDERNOS ET MA #VILLE "IMAGINAIRE

ou les divagations du poète

François Veillon

-Bonjour Monsieur, pardonnez-moi de vous aborder ainsi à brûle pourpoint, mais vous semblez connaître un peu cette ville, pourriez-vous me la faire visiter ?

-Avec plaisir, je veux bien vous servir de guide, mais il vous faudra marcher un peu !

-Dites-moi, où sommes-nous actuellement, je ne me situe pas par rapport à l'Andernos d’autrefois !

-C'est parce que vous êtes dans un nouveau quartier situé au-delà de Querquillas ! La ville n'est pas très grande car sa surface est limitée. On a demandé une extension de territoire et l'état, la région et le département ont donné leur accord. C'est le nouveau quartier baptisé le Village des Travailleurs, non pas comme une zone d'activité, mais plutôt un lieu pour héberger les personnes œuvrant sur la commune sans avoir à se déplacer loin de leur travail. Il s'agit de mobile-homes, d'algécos et parfois de bâtiments en dur, mais chacun est pourvu du confort nécessaire. Un loyer est bien évidement demandé mais il reste dans la mesure du raisonnable.

-C'est une excellente idée, en plus le lieu est arboré, fleuri, il y a de nombreux bancs, des boulodromes, des aires de jeux pour le enfants !

-Nous continuons sur l'avenue de Bordeaux, elle est bordée de platanes que j'ai toujours connus ; je les vois grossir, ils me voient vieillir !

-Dites-moi, quel est ce bruit particulier on dirait un concert de patins à roulettes !

-Vous y êtes presque ! A cet endroit s'élevait une décharge publique. L'endroit a été rasé, excavé assaini et un grand espace de skate a été créé pour le plus grand bonheur des jeunes qui viennent ici s'entraîner. Cela rajeunit la ville et il y a d'intéressantes retombées pour les commerçants. Il serait question d'installer aussi un Surf Park une vague de rivière moins dangereuse qu'une vague océane pour s'initier à ce sport d'équilibre. Là aussi les jeunes comme les plus âgés pourraient fréquenter cet endroit avec bonheur.

-C'est quoi cette odeur cela sent les chevaux ?

-C'est le Haras d'Andernos, on y élève et on entraîne des chevaux de course, mais surtout la ville a créé un petit hippodrome qui attire énormément de monde pour le bénéfice de ses propriétaires, mais aussi et surtout de la ville qui en tire des subsides qui sont redistribués aux citoyens par le biais des services publics.

-Vous n'avez pas mal aux jambes?

-Ça va, il fait beau et on peut marcher sur la piste cyclable !

-Oui certes, mais il est dommage que tous les trottoirs de la ville ne soient pas accessibles dans sa totalité ; il suffirait simplement de poser des carreaux de béton d'une surface raisonnable, ainsi on ne se tordrait plus les pieds et le matériel serait facilement interchangeable et ainsi on pourrait se promener sur tous les accotements, même les plus herbeux !

-Quelles sont ces magnifiques couleurs, que je vois haut dans le ciel ?

-Ce sont des montgolfières, elles sont fabriquées ici, ce sont des ballons captifs pour plus de sécurité et je ne vous explique pas le nombre de personnes qui demandent leur baptême de l'air ! Les retombées économiques pour la commune sont énormes et je ne vous parle pas du nombre d'emploi que l'entreprise a crée !

Par ailleurs et concomitamment un atelier de cerf-volants pour enfants handicapés a vu le jour en partenariat avec l'ADAPEI et d'autres structures sociales ; il ne désemplit pas au vu de son succès !

-Mais quel est donc cet endroit où les voitures sont parfaitement alignées et l'on voit que le lieu est sécurisé au vu des quelques agents qui patrouillent dans ce très vaste espace !

-Ah Monsieur c'est une réussite, personne n'y croyait, pourtant.

-La ville a crée un très grand parking vert autour de la piste de l’aérodrome et de ses environs selon les propriétés communales, afin de désengorger le centre-ville. Des navettes et d’autres moyens de circulation doux prennent le relais pour les personnes n’habitant pas Andernos. Le nombre de résidents et de touristes va être multiplié par deux d’ici 5 ans, autant imaginer des mesures pour décongestionner la ville et cela sans la défigurer.

Par ailleurs ce grand parking présente une attractivité intéressante, outre le fait qu’il soit paysagé, il est planté d'une multitude d’arbres fruitiers d’essences différentes et chacun peut avec parcimonie se servir mais aussi l'entretenir. Des espèces buissonnantes, groseilles, cassis, myrtilles et framboises sont aussi plantés.

Un service de gardiennage est institué pour l'entretien mais aussi éviter les incivilités. Il convient à la police municipale de contrôler régulièrement ce vaste espace pour éviter tout débordement et abus. Chaque personne à le devoir de devenir citoyen et veiller au bon fonctionnement de ce verger géant pour que chacun en soit bénéficiaire.

-Vous me parliez de déplacements doux mais que sont ces engins qui ne font pas de bruits ?

-.Dans le cadre du désengorgement des voies principales on a pensé à la création de brigades mobiles. On les appelle aussi des « tuk tuk » comme dans certaines villes et certains pays.

Ces « véhicules » fermés et chauffés peuvent transporter plusieurs personnes avec assistance électrique afin d’éviter trop d’efforts aux conducteurs. Cela ajoute du charme à notre ville, un côté joyeux et festif pratiquement non polluants et générateurs de « petits emplois » leurs déplacements sont autorisés sur les pistes cyclables pour le cas des usagers devant se garer assez loin du centre. L'expérience a démontré que peu à peu au vu de cette facilité de déplacement la population n'hésite plus à se garer en amont sur le parking arboré pour les utiliser !

-Tiens vous avez créé un labyrinthe dans ce champ de maïs !

-Oui, ce site permet aussi de renseigner les gens sur la biodiversité de la faune et de la flore de l’endroit. A proximité, on a recréé aussi comme à Lège la maison du gemmeur, car il n’y a pas si longtemps c’était l’un des métiers traditionnels qui faisait vivre pas mal d’autochtones. Dans le cadre d'une écologie raisonnée, nous avons replanté une petite forêt communale en quelque sorte ; d’une part pour la conservation du patrimoine et d’autre part créer une petite structure d’usine d’exploitation de la résine afin d’enduire – dans un cadre expérimental - les coques des bateaux de coaltar pour ceux qui le souhaitent. Des petits métiers sont ainsi mis à l’honneur et porteurs d’emplois et la pollution par les anti-foulings s'en trouve diminuée.

Dans le cadre de la valorisation touristique,il a été opportun de créer aussi, dans un espace dédié, un magnifique jardin botanique, un arboretum surveillé, une ferme écologique avec visites et participations du public. Ainsi création d’emplois et pérennisation de la trame écologique.

Nous avons aussi tracé un sentier de découverte au lieu Matoucat une ancienne décharge publique végétalisée avec observatoire pour oiseaux et animaux. L'endroit se visite et reconnaissance pour le public des plantes, arbres et champignons par des bénévoles compétents.

-Il est joli ce petit ruisseau mais quelle est donc cette structure que l'on sent vibrer ?

-C'est le ruisseau du Bétey, son cours n'est pas très long ainsi que la plupart de ceux de la ville mais en hiver, ou lors de grosses intempéries, son débit devient très important et de fait nous avons imaginé des structures pour récupérer l'énergie de l'eau.

Le système a été implanté sur nos trois cours d'eau :Bétey ,Cirès et Massurat : le projet repose en fait sur la création d'un canal latéral au cours d'eau. Une petite centrale électrique.

Cet ingénieur autrichien Franz Zotlöterer, a construit une installation qui, placée sur un courant d'eau, utilise l'énergie inhérente à un vortex. Ici, le fonctionnement de cette installation, selon le brevet de l'inventeur, n'induit pas de dangers pour les poissons. Bien entendu nous avons reçu toutes les autorisation pour édifier ces structures et dans la cadre de la récupération des énergies.

Par ailleurs, une mini centrale marée motrice a été construite entre les Quinconces et le Cirès. C'est une hydrolienne, qui utilise les courants marins et la circulation de la marée montante et descendante. Devant cette l'utilité énergétique le conservatoire du littoral et les autres instances ont donné un avis favorable car il n'y a pas de dégradation environnementale.

-Eh bien il s'en passe de belles choses dans votre ville, mais dites-moi, que sont tous ces bancs il est bien agréable de s'y asseoir !

-Vous ne croyez pas si bien dire, ce sont des espaces de solidarités dans certains secteurs de la commune, sous forme de bancs décorés ou peints d’une certaine manière, afin que chacun puisse venir en aide aux personnes qui s’y assoient.

Il y en à heureusement beaucoup dans la commune.

Les couleurs ont une spécificité correspondante aux besoins ou attentes. Chaque personne occupant ces endroits de détente mais aussi en demande, se verront contactée par des agents habilités aux situations d'urgences.

Il y a des bancs de poésie, de philosophie, de politique, des bancs du mal logement, des bancs de personnes en grandes souffrances etc…

Bien entendu chaque banc reçoit la signalisation pour lequel il est affecté.

Un flyer a été créé avec les attributions pour chaque siège dans la commune.

-Le social à l'air de faire partie de vos priorités on dirait...

-Tout à fait, outre le fait de fournir des paniers repas aux citoyens en difficultés ainsi que le recours au secours populaire, croix rouge etc, nous avons créé par le biais du CCAS une épicerie solidaire qui fonctionne très bien. Les ayants droits ont le devoir de faire fonctionner la structure et c'est une façon de leur remettre le pied à l'étrier. Des personnes handicapés y travaillent aussi, car nous avons là aussi un partenariat avec l'DAPEI.

Il faut beaucoup de personnel pour que « ce commerce équitable » puisse fonctionner. En même temps des espaces d'accueil permettent aux familles en situation de déshérence d'être pris en charge par la parole, la lecture, l'écriture, l'écoute etc. De très nombreux petits métiers d'accompagnement à la personne ont été créés. Chacun y retrouve son compte dans le respect et la protection.

Voici ce que nous avons développé :

Petit jardinage, tonte, taille, plantation, balayage de feuilles, nettoyage de voitures, de clôture, de terrasses, mais aussi petits travaux de peinture et de maçonnerie, de soudure, d’aide à la mécanique, (Dans les garages ou chez les particuliers )effaçage de graffitis, petits services aux personnes âgées, accompagnement de vieilles personnes, courses alimentaires et démarches administratives - Repassage, petits travaux de couture, ménage, aide aux comptes du ménage, mais aussi, distribution de prospectus, animation de magasin, initiation informatique ( Word, Excel, Internet) - Aide au secrétariat, intervention ponctuelle et culturelle dans les écoles collèges et lycées, Bibliothèques (lecture et conte pour enfants, aide aux devoirs - Baby-sitting, animation auprès des enfants, (BAFA ou non exigé, à voir- Création par les jeunes et les moins jeunes de spectacles et de petites mises en scène dans les magasins ou les endroits destinés à ces manifestations – Rédaction et concours de nouvelles avec promesses de contrats CES ou CEC pour les cinq premiers.

Concours de peintures, de projets d’urbanisation etc. sanctionnés par les mêmes contrats pour les plus attrayants et les plus représentatifs.

Par ailleurs les jardins partagés fleurissent dans la ville et c'est un excellent moment de socialisation. Nous avons pensé aussi à d'indemniser les personnes en précarité lors des soins apporté aux animaux, car les tarifs des vétérinaires sont parfois prohibitifs.

En outre, puisque nous sommes dans le social , il a été proposé deux fêtes spécifiques.

La fête des Andernosiens

La fête des solidarités,

Les profits générés servent à financer des contrats à mi-temps pour les

personnes privées d'emploi. Soit à la mairie, soit dans les entreprises de la ville ou de la zone d'activités.

-Et quel est ce grand bâtiment, il me semble qu'il fourmille de monde et surtout de jeunes !

- Il est assez récent, c'est un grand centre d’apprentissage et de formation avec le concours de l'éducation nationale, des commerçants et des retraités, bénévoles.

On y enseigne un grand nombre de métiers en tension ou non. De fait les étudiants issus de ce lieu d'études sont une véritable pépinière d'emploi pour les professionnels en recherche de personnel.

-Et pour les habitants lorsqu'ils ont un problème d'ordre général, comment agissez-vous ?

-C'est simple, chaque citoyen doit, une fois par mois, prendre contact avec la mairie pour y exposer ses doléances et dans la mesure du possible, le service concerné doit apporter des solutions correspondantes au désagrément.

-Mais nous sommes enfin arrivés sur la plage, la balade était longue, mais vous m'avez appris beaucoup de choses qu'avez-vous fait pour que la pollution soit maîtrisée ?

-Plusieurs choses ! Le système général du diamètre d'évacuation des buses a été augmenté sur l'ensemble du Bassin avec le concours de toute l'intercommunalité, ce qui a réduit les débordements intempestifs lors des crues. Ensuite nous avons imaginé des ultra-violets à balayage laser à la sortie de tous les ruisseaux et de toutes les crastes importantes. Certes cela détruit un peu la faune interne, mais cela favorise la créations de micros organismes car la nature est ainsi faîte qu'elle à des solutions de remplacement. Nous en avons placé tout le long du Warf de la Salie ; en plus nous avons commencé à végétaliser le Bassin au moyen de spartines non invasives. Nous avons fait des îlots avec des roselières, du Baccharis, on a excavé la vase pour réintroduire le varech en le protégeant et petit à petit, tout cet ensemble de protection s'est mis à fonctionner ; on retrouve maintenant des crabes, des crevettes, des coques, des palourdes et des puces de mer et quelques poissons!

On laisse, de temps à autre, la laisse de mer, afin que tous les petits animalcules puissent y proliférer pour le plus grand bonheur des oiseaux. On a créé des baïnes artificielles pour que les enfants puissent se baigner quand il n'y a pas d'eau, mais il faut les recreuser rapidement à cause des marées qui arasent rapidement les petites excavations.

-Tiens il y a des chevaux à côté de l’église st Eloi,

-Oui ce train d'attelage permet, comme au Mont St Michel, d'accéder au Bassin de baignade, comme celui d'Arès ou de Lanton. C'est de la folie auprès des enfants. Il est situé juste après la troisième darse du port ostréicole et fonctionne au gré des marée pour le remplissage. C'était un réservoir à poissons qui ne contenait plus que des ragondins. Bien sûr il a fallu l'autorisation du conservatoire du littoral. Le succès est immense, avec la balade à cheval qui permet aussi de visiter le site des quinconces et le sentier qui borde la plage..

-C'est quoi ces trois cabanes sur cette petite dune au bord de la plage ?

-Dans le cadre du sauvetage du patrimoine, on a réfléchi à la reconstruction à l'identique de quelques cabanes ostréicoles d’Andernos, autrefois situées au port du Bétey Leur emplacement sur la Dune nous semblait adéquat.

Les ostréiculteurs de la commune y font des roulements saisonniers voire à plein temps et les estivants ont l'impression de vivre dans le passé, avec autour les outils des parqueurs d'autrefois.

-Et pour le commerce y a t-il des solutions pérennes ?

-Oui Une charte très sévère d'obtention de bail ou de magasin. Si la faisabilité du projet n'offre pas de garanties suffisante pour sa durée, le projet est abandonné. Ce qui évite la classique liquidation judiciaire au bout d'une année. En outre les loyers des propriétaires ont été revus à la baisse avec des amendes pour les plus gourmands, ce qui facilite l'encrage des boutiques et la survie des plus courageux.

-Il y a beaucoup de jeunes dans votre ville ; sa chante et sa danse de partout !

-La maison des jeunes y est pour quelque chose, mais il y a aussi un café restaurant bien sous tout rapport où l'on peut danser et s'amuser tout en respectant l'ordre public. Les horaires de la nuit ont été portés à deux heures du matin et désormais c'est une ville qui vit et qui se redynamise ! Pour la sécurité, des brigades de gendarmerie et de police municipale quadrillent les principaux secteurs et il n'y a que très rarement des altercations ou des interpellations.

Par ailleurs, dans le cadre d'innovations citoyennes, la Police Municipale et la Gendarmerie, font des conférences dans la salle du Broustic, pour « des remises à jour des droits de chacun »

Sont évoqués : les sujets sur le comportement routier, le rappel aux obligations essentielles de conduite, le respect des lois les plus élémentaires dans de nombreux domaines et pourquoi pas des règles de morale comme on l'enseignait dans les écoles d'autrefois.

-Eh bien je crois que ma visite auprès de vous s'achève, tiens, vous ne m'avez pas parlé de l'urbanisme !

-Dans le cadre des héritages ou malheureusement les enfants ne peuvent pas régler les frais de successions, la mairie se porte acquéreur des biens, et dans le cadre de la préemption, les rénovent et les louent aux habitants, ainsi les finances d'investissements ne sont pas trop déficitaires pour la commune.

A ce sujet, nous avons redécoré notre château d'eau grâce à une participation citoyenne. Regardez comme il est beau, il rappelle un peu celui d'Audenge, mais les motifs sont différents.

-Eh bien je vous remercie de m'avoir guidé au travers de cet Andernos, qui avec toutes ces innovations a dû augmenter son attractivité !

-Ne m'en parlez-pas ! C'est devenu une cité pilote et beaucoup de villes avoisinantes commencent a s'en inspirer !Copie de andernos vacances

 

 

Mon tout dernier album de poésies...

 

https://bookless-editions.fr/boutique/poesie/melodies-vesperales/

https://www.fnac.com/a22238498/Francois-Veillon-Melodies-Vesperales

 

 

 

Dans la cuisine.

Dans la cuisine j'ai vu...

Dix grosses poires

En conférence,

bavarder comme

Des plénipotentiaires,

Aux grandes responsabilités.

Mafflues, en robes vertes,

Repues comme des sénateurs

Après la cantine.

Le ventre lourd et rond.

Coiffées de bonnets pointus

Elles parlaient

D'un peu de tout.

Du temps, des saisons,

De la politique

Des traitements arboricoles,

Et de la façon

Dont elles souhaitaient

Être mangées.

D'ailleurs à ce sujet

Je les ai entendu rire,

A croire qu'elles

Se fendaient la poire.

Dans la cuisine j'ai vu...

Poire

 

 

 

Si j’étais…

Si j’étais un chef de service, je valoriserai la bonne volonté de mes subordonnées pour la tâche accomplie Une production ne peut se réaliser que dans un climat de confiance. Je ne chercherai pas à les brimer pour les erreurs qu’ils auraient commises. Je les encouragerai et les féliciterai pour le travail exécuté correctement, car je saurai qu’ils n’auraient pas choisi ce métier par vocation mais par nécessité. Je ne les harcèlerai d’aucune manière car je sais combien l’on peut souffrir au travail sans pour autant le montrer.

Si j’étais un élu dans la territorialité, je travaillerai dur pour bien comprendre les rouages des différents services, j’honorerai tous mes rendez-vous de permanence et je répondrai à tous les courriels. Je serai efficace, attentif, à l’écoute, pour rendre service aux employés et au public. J’irai jusqu’au bout de mes possibilités pour aider tous ceux qui viendraient me voir. Au besoin je sortirai du cadre si la situation l’exigeait. Je démontrerai au public l’importance de chaque poste et leur expliquerait que si c’étaient eux qui en avaient la charge, ils seraient bien malheureux d’entendre tout ce qui serait dit sur eux.

Si j’étais Maire, je respecterai le plus petit des précaires de la catégorie C et je le titulariserai pour tout le travail qu’il aura effectué, sans le jeter comme un mouchoir de poche à l’issue de son contrat. J’écouterai tous les avis des habitants de ma commune et je ne me lancerai pas dans des programmes qui porteraient atteinte au bon sens et finalement au bien-être de chacun.

Je valoriserai l’aspect patrimonial en m’efforçant de restaurer les vieilles demeures plutôt que de les raser. Je n’augmenterai pas les impôts locaux de vingt pour cent, car je saurai qu’ils pénalisent ceux qui ont le moins de moyens pour les acquitter. Je serai toujours comme au premier jour de mon élection. Intègre, impartial, humain et je ne me mettrai pas en colère, fort de mon pouvoir et de mon ascendant sur mes administrés et de tous les employés de mon service.

… Si j’étais président de la république, j’appliquerai une démocratie participative en ce sens que tous les avis seraient pris en compte, tous partis confondus, pourvu que ce soit bon pour le peuple. Autrement dit nous serions quatre ou cinq à ce même poste. Je n’aurai qu’un rôle représentatif mais je serai ferme si la situation le demandait sans pour cela faire usage de la force. Je développerai des énergies alternatives pour lutter contre la pollution. Je favoriserai les initiatives de transition et de retour à la nature. Les richesses seront mieux partagées, il est inadmissible qu’un pour cent des riches possèdent la totalité des biens de la planète. Les salaires seront augmentés par cette répartition. La sécurité sociale sera moins déficitaire grâce aux subventions qui lui reviendraient de droit ce qui n’est pas le cas aujourd’hui. Je valoriserai l’artisanat qui est paraît-il le premier employeur de France. Il faut savoir que sur un chiffre d’affaire modeste un artisan ne reçoit que le tiers pour vivre. Les deux-tiers sont à partager entre les impôts et les caisses de retraites. Retraites insuffisantes lorsqu’elles sont reversées d’ailleurs.

Pour le délicat problème des flux migratoires, il conviendrait, en accord avec la Communauté européenne et les pays concernés de partager des aides sociales,

car les chefs d’états des pays responsables de ces exodes devraient créer un fond social pour les bénéficiaires qui migrent en Europe, allégeant ainsi les charges des états qui les reçoivent. J’aurai conscience que bien qu’au plus haut sommet de l’état, je n’en demeurerai pas moins un simple être humain, et je saurai, pour l’avoir constaté au cours de l’histoire, que l’ambition, l’égo, le pouvoir et l’enrichissement, conduisent toujours à la guerre où à la révolution des peuples.

Planches a voiles

 

 

 

Rose de novembre...

Quand le vent triste de novembre souffle sur les fleurs de l'été, il n'y a guère d'abondance dans ce jardin abandonné. Pourtant, au delà des tempêtes, avant que naissent les gelées, il y a une belle solitaire en robe parcheminée. Sa tige mince ondoie sous les rafales, comme un roseau du bord de mer, mais ses pétales aux reflets pâles, s’ouvriront jusqu'en hiver. Avant que pour toi ne sonne, l'heure et te voir éparpillée, tu nous fais l'honneur, ultime fragrance, de ton parfum musqué. Quand le vent triste de novembre balaie le parc des roseraies, il y a toujours des roses tendres pour que je te cueille un bouquet.

Rose nov 2

 

L’iris bleu est une composition de textes, mêlant proses et poésies dont la nature sert de fil conducteur. La muse qui inspire François Veillon est le bassin d’Arcachon avec ses couleurs, ses senteurs et son mouvement perpétuel, attirant l’humain en quête de paix et de sérénité. C’est dans l’instant fugitif et éphémère que son esprit sait que le texte doit être écrit. Il n’a plus qu’à s’incliner et à transcrire la beauté ou l’éclat d’un moment.

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Iris pour emonsite

 

Un brave figuier étendait sa verte ramure au delà des limites lui étant assignées. Sous ses larges feuilles, les fruits rouges, confits par le soleil, ne demandaient qu' à choir au sol et finir dévorés par d'avides prédateurs à la dangereuse piqûre. Ne pouvant résister à la vue des ces figues biens mûres, je m'en saisis aussitôt et partageais les délices sucrés avec ma chère compagne. Rassasiés, nous reprenons notre chemin, satisfaits de l'intermède gourmand.

-Tu as les mains qui collent ! Me dit-elle.

- Ne t'inquiètes-pas ! C'est pour mieux ne pas nous perdre dans le futur qui vient et que peut-être, au delà de la mort, on continuera le voyage ainsi, afin de ne pas se séparer l'un de l'autre.

Figuier 3

 

Le lendemain d'Aline

Le temps un peu s'est calmé. La tempête de la veille a laissé sur la rive les stigmates de sa furie.

La mer se gonfle et s'abaisse au rythme de la respiration du vent froid d'octobre. Les vagues grises s'enroulent sur le sable et les rouleaux mordorés se fracassent sur la grève. Sur la plage, la dentelle blanche de l'écume s’envole sous les assauts d’Éole et les huîtres sauvages gisent collées sur des piquets tordus. Un rayon de soleil perce au travers de sombres cumulus . Un arc en ciel, aussitôt, tend sa courbure en direction de Claouey. La marée se pare d'une teinte fauve et dans le lointain brumeux, des bernaches volent en formation en direction de contrées plus hospitalières. Les coques des bateaux légers bondissent sous la houle et sur la côte les voiliers affalés drossés par les déferlantes attendent le secours. Les branches maigres d'un vieux tamarix s'agitent dans tous les sens sous la bise froide. Le temps s’assombrit tout à coup. Silence. Tout devient gris et les couleurs s’envolent par degrés. Une pluie traversière percute le sol avec violence. Il est temps de rentrer.

François Veillon. Andernos.Photo 7

 

Le chant des cigales.

Dans les près salés où croissent les roseaux frissonnants au moindre courant d'air, la verte salicorne et la lavande de mer en habit de mauve ont les pieds mouillés par les derniers flux et reflux.

Le soleil, par degrés, parait à l'orée de la forêt et ses rayons chauffent les ventres froids des insectes endormis.

Après quelques hésitations, ajustages et autres couacs, la sérénade bruyante démarre pour ne plus s'arrêter.

Tantôt perchées dans les ramures des grands sylvestres, tantôt sur les parties basses des chênes verts elles tambourinent leur staccato lancinant.

Car elles ne stridulent pas, elles cymbalent, percussions anarchiques d'un orchestre ou chacune joue son morceau .

La chaleur est étouffante et l'air chauffé à blanc porte l'odeur balsamique de la résine qui coule le long des troncs des grands pins.

Approchant à petits pas, je la vis sur son tronc érodé par les rigueur des saisons successives. De part ma proche présence, elle s'arrêta de vibrer. J'aurai pu lui caresser les élytres, ne serait-ce pour la remercier de me si bien charmer.

Mais je n'en fis rien et continuai mon chemin au travers des sentiers rendus glissants lors des grandes marées où quelques crabes blanchis cassants comme du verre, se trouvaient ça et là. Rassurée de me voir m'éloigner elle reprit sa lancinante aubade et je m'en fut, ravi de l'avoir vu d'aussi près.

Cigale 4

 

 

Sur le bord du chemin...

Sur les bords d'un vieux chemin, creusé en son centre par le passage d'incessantes vies, je vis que les grappes d'ivoire d'un très bel acacia offraient au grand jour leurs parures printanières. Je ne pus que sentir avec émotion, l'exquise odeur de ses pampres aux allures de papillon. Mais voici qu'à deux pas, la fragrance divine d'une blanche aubépine se mélangeait en dualité avec son voisin épineux. Ces doux effluves, à la délicate suavité, m'apprirent que ces deux arbres, qui ne possédaient rien, si ce n'est le fait d'exister à cet endroit, étaient capable de répandre dans l'air ce qu'ils avaient de meilleur...

 

Acacia

 

 

Être libre...

C'est prendre du recul sur les évidences.

Ne pas faire partie de la matrice qui vous broie et vous fait croire que vous êtes un paria, qu'il faut amener entre deux représentants, car vous n'agissez pas selon les règles prédéfinies.

C'est être suffisamment pur pour se passer des lois.

C'est de ne pas faire de mal, ne pas blesser ou essayer de le faire.

C'est de ne pas accepter tout ce que l'on essaie de programmer dans mon esprit à mon insu.

C'est respecter la nature sans la déposséder de ses propres anticorps, sinon elle tombe malade.

C'est donner sans espoir de recevoir.

La liberté c'est se sentir vivre sans la pression du numérique. Bientôt nous serons identifiés par la seule fréquence de nos vibrations.

La liberté c'est de refuser les cookies traqueurs qui veulent préserver votre intimité.

Être libre, c'est se faire une idée de la ou des religions, en sachant au fond de votre cœur, que vous avez façonné votre vérité tout au long de votre vie. Et quand viendra le trépas, vous saurez où vous allez sans crainte de l'inconnu.

Être libre, c'est prendre le temps de souffrir pour un être, un animal et le pleurer avec sincérité.

Être libre, c'est de fermer les yeux et être inondé de lumière en sachant, que malgré les tentations de la vie, vous avez su vous comporter avec sagesse et retenue.

Être libre, c'est de ne pas cautionner la violence pour ma propre sécurité et être permissif aux débordements de ceux qui s'arrogent le droit de la pratiquer sous le couvert de la légalité.

Spatule web

LES VIEILLES BARQUES.

Elles gisent sur un lit de sable ou de vase séchée et pour tout baptême portent des noms à ce jour disparus.

A l’abri, sur leurs corps immobiles, les oiseaux sont perchés, caquetant sur l’injuste partage des derniers poissons crus.

Leur étrave rouillée ne prendra plus la mer et de leur plancher fendu, s’insinue la verte salicorne les scellant au sol de toute éternité.

Le regret est amer, quand le flot descendant ne les a amenées ne laissant à l’intérieur de leurs pauvres carcasses, que des flaques stagnantes retenant prisonniers des crabes téméraires…

Elles franchirent les passes pour mener à bon port de leur ventre gravide  des fardeaux importants et sauvèrent des vies, quant aux plus fortes syzygies les imprudents prenaient la mer.

Vous vivez aujourd’hui le reste de votre âge à vous fondre peu à peu au gré des éléments qui ne vous portent plus sur le jusant rageur…

Vous ne méritez pas de finir oubliées dans l’âtre d’un foyer ou couvertes d’immondices, mais dans un musée ou chacun vous devrait le respect pour  les services, par vous rendus en toute humilité.

Barque b

 

Bétey

Ton odeur de fer, de vase et de souffre, hante mon esprit depuis que tout enfant j'ai côtoyé ton bord. Où que tu sois, je saurai reconnaître le fond brun de ton lit et les vieux pieux qui jalonnent ton cours près de ton embouchure.Tu traverses depuis ta couche des maisons et des paysages qui changent quand vient le terme de ses occupants. As-tu la mémoire de l'eau où est-ce l'instant qui fixe sur ton miroir blanc des images éphémères. A l'abri de tes méandres, tu abrites parfois l'osmonde royale fougère aux frondes ecclésiastiques et dans ton courant rouillé, caches-tu quelques poissons discrets ?De ta naissance à l'estuaire, tu ne cours pas longtemps, mais tu as marqué ma vie du temps où le vent d'Andernos portait encore les parfums de l'iode, des pins et de la résine qu'il faisait bon respirer....

Betey web 1

Un poème à partager...

Et si, depuis que ce monde est le nôtre...

La nature est patiente, elle suit les chemins détournés par elle-même tracés.

Et si depuis que ce monde est nôtre l'être humain ne s'était-il pas trompé ?

Au début, il fallait ramasser, pêcher et chasser au cours d'une vie éphémère

S'abriter, grelotter dans les grottes, voire se reproduire avec ses congénères

 

Pour que la vie soit, après le végétal, il fallait du sang, le sang des animaux

Des débris des rochers on chercha des éclats de silex occasionnant blessures

Glaneurs ils se firent chasseurs et mangèrent la viande de bien des troupeaux

De leur leur instinct basique, ils virent que ces armes entraînaient meurtrissure

 

Alors pour soumettre les plus faibles vinrent l'arc, la dague, la lance, puis l'épée

Et ce fut le début des conquêtes tribales, pour asservir ceux qui vivaient en paix

Et si depuis que ce monde est nôtre l'être humain ne s'était-il pas trompé ?

Un faux départ, une déviation dans le cours du temps, une erreur à réparer...

 

Puis vinrent les rois, les reines, les seigneurs, mais aussi tout ce florilège

Des comtes, des marquis des ducs des princes et barons avec leurs privilèges.

Taxes, charges, impôts divers s'abattirent sur le peuple des gens sans condition

Les poussant à la noire misère, souffrants de maladies et souvent moribonds.

 

Vinrent alors les grandes invasions, d'empires trop petits avides d'ambition

Et les armées, avec leur arsenal de mort et de guerres dévastèrent la terre

Alors les peuples opprimés par la dictature imposée subirent le bâillon

Et ne purent s'exprimer qu'en des langages codés, craignent le cimetière

 

Et si depuis que ce monde est nôtre l'être humain ne s'était-il pas trompé ?

Un faux départ, une déviation dans le cours du temps, une erreur à réparer ?

Au lieu de toujours conquérir, assujettir, blesser, tuer ou chercher à dominer

Il ne fallait pas aimer, secourir, s'entraider, partager et pourquoi pas s’élever.

François Veillon

 

 

Glisse mon beau voilier sur ta mer d'aigue marine, insinues-toi au travers des écueils de bois qui ceinturent les parcs où dorment les huîtres. Va vers l'ouest rechercher la vigueur de la brise océane mais sois attentif aux passages où se brisent les lames. Va mon beau voilier ivre de soleil et d'embruns et que ton étrave fende les eaux pour que les vents bienveillants gonflent ta voile et te ramène à bon port.

Voilier mimbau web

J’ai éteins la télé, j’ai allumé mon âme

J’ai envie de la venue d’un nouveau prophète qui, par des mots simples, mettrait à nu les cœurs et les âmes, faisant déposer les armes des plus vindicatifs comme les outils dont on n’a plus besoin. Je ne veux pas de ce monde d’après, vanté par les adorateurs des forces obscures.

J’ai envie d’une religion nouvelle dont la pureté, par essence même, ne se bâtirait pas par le sang des martyrs mais par la volonté de s’améliorer soi-même.

Je voudrais ne plus avoir peur de l’étranger que je croise dans la rue, mais je suis moi-même l’étranger qui fait aboyer les chiens qui ne me connaissent pas.

Je sens que la matière est liée à autre chose et que cette autre chose ne peut exister sans elle, mais je sais aussi que la matière est un aimant pour mon âme et m’en libérer prendra du temps.

Je ne peux plus écouter le langage automatique des hommes politiques, qui disent des mots qu’ils ne pensent pas et qu’ils ne cherchent même pas à cacher, tant ils savent que ce qu’ils disent n’est que mensonges.

Il y a des jours où mon esprit fait partie d’un tout, alors que d’autres fois il me paraît bien petit.

Je respecte la terre, car je n’y fais qu’un passage, à terme elle reprendra ce que les hommes lui ont dérobé. D’ailleurs, je n’ai pas la prérogative d’en être propriétaire, je ne sais même pas si mon âme m’appartient, car ce n’est pas moi qui en suis le concepteur.

J’ai envie d’un monde nouveau.

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Balade du soir…

-Entends-tu ma douce le chant de cet oiseau ? C’est une grive musicienne et de ce petit corps s’échappe un fabuleux récital, dont les trilles puissants rebondissent en cascade sur les toits des maisons.

-Vois-tu cette plante ? C’est une petite Éclaire qui va bientôt se parer d’un jaune éclatant et illuminer le printemps par sa messagère floraison.

-Regarde le soleil qui s’amenuise sur le bassin et colore de gris perle les grands cirrus blanc qui s’étirent sur l’horizon.

-Touche mon cœur de ta main. Te rends-tu compte que les bruits de l’océan sont semblables à son rythme. Ce grondement de la nature, ces vagues qui se brisent c’est le battement qui donne vie à notre terre.

-Sens-tu les effluves du soir et vois les lumières qui fuient, mais que la prison de nos corps ne peut suivre, seule la liberté de nos âmes aventureuses le pourrait, mais le souhaiteraient-elles vraiment ?

-Acceptes-tu ce baiser sur ta bouche pour sceller ce moment à nul autre pareil ? Et qui me dit que dans une autre vie, ce ne sera pas toi encore une fois et au même endroit de notre cher Bassin.

Coucher soleil

 

J’aimerai

J’aimerai trouver les mots pour appréhender tout ce qui m’entoure. Mon regard me confie que ce que je vois n’est pas tout à fait la réalité et que de ma main peuvent sortir mille roses.

Je sens l’émotion m’étreindre pour des petits riens à croire que mes sens ont décelé d’autres choses. Mon âme surajoute à son expérience ce que je suis en train de vivre. Il me semble parfois que le vent passe au travers de moi comme si ma chair n’était pas de ce monde.

L’amour aussi se décline de bien des façons, au diapason de l’âge qui vous étreint et quand on prend du recul sur la vie, alors on sait que l’être humain et l’animal ne font qu’un. Quand vous regardez votre boule de poils, et que vous savez qu’il vous aime autant que vous l’aimez, vous êtes celui-ci.

Notre passage ici-bas est très éphémère, nous sommes des étamines qui se dispersent au vent, mais dans chacune il y aura peut-être les prémisses d’un monde nouveau.

François.

Contrjour

 Nouveau site: http://reseauxdechangesdessavoirs.e-monsite.com/

Faites vivre ce groupe citoyen! Contacter-moi à  françoisveillon@aol.com j'inscrirai sur le site vos offres et vos attentes; Il s'agit de fédérer les bonnes volontés de Bassin d'Arcachon en Transition et de son ouvert.

Vous pouvez nous retrouver sur Facebook

https://www.facebook.com/groups/490130884509264/
 

Ci-dessous petit reportage photo

Petite balade sur le sentier du littoral d'Arès

 

Je vous présente mon dernier ouvrage sur le Bassin d'Arcachon:

https://www.lysbleueditions.com/produit/avis-de-tempete-sur-le-bassin-darcachon/

 

Eglantine aux éditions Edilivre Attention! Bien préciser le nom de l'auteur: François Veillon car il existe un autre ouvrage
Histoires Insolites aux éditions Edilivre
Souvenirs d'Andernos aux éditions Edilivre

Pour que la baie d'Arcachon ne devienne la baie des cochons (blog illustré)

Passions diverses et variées, tableaux, cv, lettres de motivations, photos, textes etc. (Nouveau blog.)

SOUVENIRS D'ANDERNOS SUITE LIVRE II   (dernier blog)

J'ai envie d'un monde nouveau

Troisième tiroir déco: Site de préparation au mariage et autres.

 

Une association méritante sur le Bassin pour venir en aide aux animaux:

LES CHATS DU BASSIN

 

L'AQUITAINE EN SABOTS

Par Sèverine Veillon.  Elle vous fera redécouvrir ce métier oublié, ainsi que deux petites bases de recherche pour votre généalogie: (Agen, Barsac, Blaye, Preignac et Bordeaux.

 

De très bonnes idées de Sèverine pour vos décorations diverses et variées

http://idees-de-decoration.wifeo.com/

 

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